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Carte des écosystèmes de la zone frontalière du Mercosur (148 Ko)
Les formations végétales théoriques reflètent de façon synthétique les conditions de milieu et par conséquent leur potentiel productif ainsi que les contraintes spécifiques pour leur mise en valeur. Ce sont les milieux de prairie et de savane qui, s’ils ne sont pas trop secs, ont attiré la colonisation de façon préférentielle : du sud du Brésil aux limites de la Patagonie ils correspondent avec les secteurs plus peuplés et les plus développés. Cette colonisation a ensuite gagné, au Brésil, les terres de la forêt tropicale mixte. Vers le nord-est au Brésil et vers le Sud et l’ouest en Argentine, l’aridité s’impose progressivement, limitant les possibilités d’implantation, sauf lorsqu’un grand fleuve allogène apporte de l’eau. De la Patagonie à la Bolivie et au Nord du Chili, s’étend la diagonale aride. Les milieux forestiers sont d’un usage plus difficile, qu’il s’agisse d’exploiter le bois et/ou de défricher pour préparer la mise en culture. La forêt amazonienne, déjà largement défrichée, suscite pourtant bien des intérêts. Quant aux forêts de Patagonie elles sont encore peu exploitées : composées d’essences à croissance lente, sur des pentes fortes et arrosées, leur gestion s’avère particulièrement délicate. Au total, la variété des milieux du Mercosur, de l’Amazone à la Terre de Feu, et de l’Atlantique au Pacifique, laisse penser que des complémentarités productives sont possibles.
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