Institut des Hautes Etudes de l'Amérique latine
Centre de recherche et de documentation sur les Amériques

Retratos IHEAL - Jérémy Portemont

Une fois son BAC ES obtenu et ses deux années de prépa Lettres, Jérémy Portemont se tourne vers l’Université Paris-Sorbonne pour y suivre la L3 en bi-licence Lettres-Espagnol.

Avant de continuer sa formation universitaire au niveau Master, Jérémy décide de rompre la ligne toute tracée qui s’offrait à lui. Déterminé à découvrir de nouveaux horizons, il part à l’aventure en Amérique latine pendant 6 mois. Destination de départ : Lima. Il commence par expérimenter le volontariat au sein d’une ferme sur la côte péruvienne. Cela dit, son séjour sur le continent sud-américain ne se cantonne pas aux volontariats : il est rythmé de voyages et de découvertes. Il se retrouve en Bolivie, à Sucre, où il devient traducteur-interprète pour les guides touristiques. Après avoir foulé les quatre coins de la Bolivie, il revient finalement au point de départ, Paris, changé. « Ce voyage en Amérique latine m’a permis de me poser des questions sur la réalité des rapports sociaux là-bas, de comment tu es perçu et comment tu perçois les autres. Cette expérience m’a également beaucoup apporté sur le plan développement personnel : j’y ai rencontré des voyageurs tous différents les uns des autres que je n’aurais jamais eu l’occasion de croiser, et cela m’a fait réfléchir sur le sens que je voulais donner à ma vie », constate Jérémy. De plus, ce grand voyage de plusieurs mois, loin de chez lui, lui a permis d’acquérir une ouverture d’esprit par rapport à ce qu’il se passe en France et ailleurs en Europe.

Tout en restant sur son petit nuage latino-américain, il intègre le Master 1 à l’IHEAL, en anthropologie. Il se lance sur un sujet en lien avec la Bolivie : la conservation des missions jésuites dans la région de Chiquitos. Classées Patrimoine historique et culturel de l’Humanité par l’UNESCO en 1990, Jérémy cherche à déceler les enjeux de cette classification. Depuis peu, il a intégré également une dimension anthropologique et artistique nouvelle en incluant les enjeux de la musique : quel pouvoir et influence a-t-elle  dans le maintien du lien entre peuples autochtones et ce patrimoine et sa conservation?

A l’Institut, il a pu retrouver dans l’enseignement cette ouverture d’esprit qui lui est chère : « C’est la première fois dans mes études où je sens que mon avis est légitime sur beaucoup de sujets, même si je ne suis pas un expert », explique-t-il. Sous la bienveillance des enseignants, les étudiants sont encouragés à participer et à adopter un esprit critique.

Jérémy apprécie surtout la multidisciplinarité de la formation, où les cours sont très concrets, comme par exemple celui des méthodes quantitatives, où l’on apprend le fonctionnement d’un sondage.  Tout comme les enseignements, les méthodes pour chaque cours y sont différentes : pour certains, la méthode d’approche s’apparente à la méthode anglo-saxonne, où le dialogue est important pour former son esprit.

De plus, être au contact avec des étudiants qui ont les mêmes intérêts que lui l’amène à un épanouissement certain. Ils partagent en effet la même envie de mieux appréhender l’Amérique latine d’un point de vue social, et son passage à l’IHEAL aide sûrement notre étudiant à se défaire de sa vision « européenne/touristique » du continent.

Depuis le 23 avril, il est en stage au festival de cinéma Biarritz Amérique latine. En plus d’assurer la communication autour du festival, il y travaille en tant qu’assistant de programmation. Il a le rôle d’intermédiaire entre les réalisateurs et producteurs et le comité de sélection. Passionné des arts et de culture, ce stage semble très bien correspondre au profil de Jérémy, même s’il envisagerait de s’éloigner quelque peu du monde cinématographique pour rejoindre celui de la culture en général, domaine pour lequel il souhaiterait s’investir dès l’année prochaine, en Master 2 professionnel.

 

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Publié en juin 2018