Institut des Hautes Etudes de l'Amérique latine
Centre de recherche et de documentation sur les Amériques

Ils ont fait l'IHEAL

Ils sont passés par l'IHEAL et maintenant nous les retrouvons chargés de mission, cadres supérieurs ou chercheurs dans plusieurs organismes en France et à l'international...

Voici leur parcours

 

Paul MARCILLE s’est spécialisé sur les questions économiques ayant trait au Brésil. Après un  M2 Affaires économiques internationales à l’IHEAL, il a effectué un volontariat international au sein du consulat de France à Rio de Janeiro, où il a pu exercer plusieurs postes ayant trait à la coopération culturelle et universitaire France-Brésil. De retour en France après trois années passées au Brésil, il est embauché comme chargé de coopération internationale par l’Université Paris Diderot et  recruté par la communauté d’établissements et d’universités Sorbonne Paris Cité dans laquelle il exerce les fonctions de coordinateur de l’antenne Brésil, mettant ainsi à profit sa connaissance du pays et son réseau professionnel.
« Mon conseil aux étudiants et jeunes diplômés : ne pas craindre d’avoir un parcours atypique, la transversalité est à mes yeux une qualité pour les recruteurs. »

 

Vanessa FINES a très tôt choisi de se spécialiser sur les questions politiques internationales. Elle est d’abord étudié à l’IEP de Toulouse avant de rejoindre le master 2 pro de l’IHEAL « métiers de la coopération ». En double cursus dans les deux établissements, elle a donc obtenu un double master en coopération internationale et économie du développement. En parallèle, Vanessa a multiplié les expériences dans des organismes tournés vers l’international : d’abord au CEBRI (Centre Brésilien de Relations Internationales), puis à l’IdA (Institut des Amériques) afin d’obtenir un stage, puis un emploi à l’OCDE. Aujourd’hui, Vanessa espère intégrer le Quai d’Orsay afin de poursuivre sa trajectoire de coopérante à l’international.
« Mon conseil en matière d’insertion professionnelle serait de prendre le temps de penser ses études comme la première étape d’un projet professionnel à venir, et d’identifier sa valeur ajoutée personnelle afin de se positionner au mieux dans le monde du travail. Et de persévérer ! »

Patricia GUTIÉRREZ a une trajectoire atypique parmi les alumni del’IHEAL. Après une première carrière d’économiste spécialiste en gestion de projets sociaux en Colombie, Patricia a rejoint la France où elle a repris des études de coopération internationale dans le M1 puis le M2pro de l’IHEAL. Elle s’est, pour le stage de fin d’études, spécialisée dans un domaine relativement moins connu de ce secteur : le fundraising, à Action contre la Faim. Grâce à son expérience et son charisme, elle a décroché un emploi comme chargée de relations donateurs à la Fondation ARC pour la Recherche sur le Cancer, et elle y est aujourd’hui responsable adjointe du service donateurs.
« Mon conseil aux étudiants actuels de l’Iheal serait de ne pas s’auto censurer lors de la recherche de stage ou d’emploi et de postuler (évidemment avec CV+Lettre de motivation particularisés) même si leur profil ne correspond pas 100% au poste. Vous ne connaissez pas exactement les besoins de l’entreprise ni les qualités de vos concurrents et choisir reste le travail du recruteur. »

Yasmina LAKMAD : Après une double licence de droit et de science politique et un séjour d’études au Chili, Yasmina a également effectué deux master, l’un à l’IHEAL et l’autre à Paris 13 (en coopération internationale). Elle a d’abord œuvré au développement de projets socio-culturels au Maroc avant de rejoindre l’ADECRI (Agence pour le développement et la coordination des relations internationales) pour travailler sur le programme EUROsociAL II (projet de la Commission européenne favorisant la cohésion sociale en Amérique latine). Aujourd'hui chargée de projets au sein de l'opérateur Expertise France, elle développe des projets de protection sociale en Amérique latine, au Maghreb et en Europe de l'Est.
« Mon conseil aux étudiants et jeunes diplômés : ne pas avoir peur d’une trajectoire non linéaire et surtout se donner les moyens de ses ambitions »

Pierre LEBRET : Au sein de l’IHEAL, j’ai réalisé mon Master 1 parcours Sciences Politiques, ainsi que le Master 2 Professionnel Métiers de la Coopération. Ce parcours fut totalement adéquate aux missions futures que j’ai du assumer. Après avoir réalisé un volontariat international au sein de l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) en 2011,  j’ai intégré la CEPAL (Commission Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes) en tant que consultant pour la coopération internationale. Pendant trois ans, j´ai été chargé au sein de cet organisme international, de l´analyse du rôle de la coopération internationale dans la région latino-américaine. Ce poste m´a permis d´écrire deux ouvrages sur la coopération européenne en Amérique Latine, de voyager dans le continent sud-américain à la rencontre de nombreuses autorités, mais aussi de côtoyer la réalité d´un continent dont les pays n'ont en commun que la langue - mis à part le Brésil -, et de se confronter aux contrastes divers et aux inégalités multiples. Au même moment, j´ai intégré une petite entreprise de conseil agricole en tant que directeur exécutif. J'étais chargé de la mise en place de projets dans la région chilienne de l´Araucania pour le développement de la petite agriculture (création de coopérative, conseil pour l´augmentation de la productivité agricole). Parallèlement je me suis engagé dans la campagne électorale présidentielle auprès de l´actuel chef d´état du Chili, Michelle Bachelet. Depuis juin dernier, j´ai renoncé à mon poste des Nations Unies, ainsi qu'à mes responsabilités dans le secteur privé pour intégrer le gouvernement chilien au sein du Ministère des Affaires Etrangères, comme chef de l´Unité Politique de l´Agence de Coopération Internationale du Chili. voir portrait complet sur site de Paris 3

César MANRIQUE MILLA : C'est grâce à son double profil que César Manrique occupe aujourd'hui le poste de chargé de relations internationales à l'Académie des Sciences - Institut de France. En parallèle de son cursus de sciences sociales à l'Université de Lyon 2, César a effectué, pendant sa scolarité, plusieurs stages auprès de scientifiques. Passionné par les rapports "science - société", il s'est spécialisé, lors de son master 2 pro à l'IHEAL en gestion de l'environnement. C'est ce profil à la fois généraliste de coopération internationale et spécialisé sur les questions de recherche scientifique qui lui ont permis de décrocher cet emploi.
« Mon conseil : multipliez et valorisez dans vos CV ainsi que dans vos recherches de stage(s) les expériences bénévoles, associatives et de travail que vous aurez pu cumuler pendant votre cursus. Ces expériences, en plus d'enrichissantes, constituent un vivier de contacts qui vous aidera dans vos projets futurs. »

 

Agnès MICHEL : J'ai été consultante bancaire pendant 13 ans, dans le cadre de la mise en place de la réglementation internationale des risques (connue comme Bâle II). J'ai ensuite cherché à changer de voie, car bosser pour ce secteur me posait de plus en plus de problèmes de conscience, puis le métier de conseil aux directions m'intéressait moins. Je me suis reconvertie dans l'expertise au service des comités d'entreprise (on fait de l'audit pour les salariés, afin qu'ils aient leur propre vision de la situation économique, sociales...de l'entreprise, on intervient aussi dans le cadre de plans sociaux...). Je donne également quelques heures de cours dans un master de développement durable. J'ai aussi écrit 2 ouvrages : l'un sur la décentralisation ("La démocratie près de chez vous", aux éditions "Les petits matins") et l'autre sur les impôts ("Petit manuel à l'usage de ceux qui paient des impôts et aimeraient bien savoir pourquoi" aux éditions de la "Rue de l'échiquier"). A côté de ça je milite depuis quelques années chez EELV, et participe à des travaux dans le think tank Terra Nova, notamment sur la fiscalité écologique. - [Pourquoi avoir choisi d'étudier à l'IHEAL ?] : Après des études d'histoire, notamment réalisées en Espagne, via Erasmus, je cherchais une formation internationale, orientée l'économie et l'Amérique Latine. L'IHEAL correspondait totalement à mes attentes. De plus c'était l'un des rares institut à s'ouvrir aux étudiants ayant réalisé la première partie de leurs études en sciences sociales (hors économie). - [Quels savoirs appris à l'IHEAL mobilisez-vous dans votre pratique professionnelle ?] : J'utilise toujours la méthodologie apprise dans le cadre des cours liés à l'analyse du risque pays, et de façon plus générale sur tout ce qui permet d'enrichir une analyse financière. J'ai beaucoup appris grâce à la pluri-disciplinarité des cours, qui me semble être la grande richesse de l'IHEAL. Il m'est difficile d'être plus précise...cela fait presque 16 ans que j'ai obtenu mon diplôme ! - [Quel regard portez-vous sur votre métier aujourd'hui ?] : Je suis épanouie au travail ce qui est assez rare pour être signalé. Après une dizaine d'années de vie professionnelle, j'ai eu la chance de pouvoir enfin choisir ce que j'avais envie de faire. Et je changerai peut-être à nouveau dans une quinzaine d'années. J'apprécie tout particulièrement que mon métier actuel me permette d'avoir une vraie vision de ce qu'il se passe dans l'entreprise, tant sur les changements de business models (avec ce qu'on appelle l'ubérisation de l'économie, mais aussi le recours à des centres de services auxquels les entreprises sous-traitent de nombreuses tâches), les conséquences sociales de ces changements. mais j'apprécie par dessus tout le fait d'être en situation de proposer des solutions alternatives, d'être au service des gens, et d'essayer d'améliorer le dialogue social. Je sais que cela semble un peu niais, mais c'est pourtant vrai ! « Mon conseil : Vous êtes une génération dont l'avenir n'est pas du tout tracé. Ce peut être angoissant, mais c'est aussi une chance, d'autant qu'avec un bac+5, vous n'êtes pas les plus exposés à la précarité. Donc n'ayez pas peur de vous faire plaisir dans vos choix professionnels quitte à multiplier les expériences, je pense que c'est un arbitrage qui vous sera beaucoup utile à terme que les choix de raison.»

Patrice PAUC : Je suis directeur de l’Alliance française de Porto Alegre au Brésil et responsable de la coopération française dans le Rio Grande Do Sul. Après une maîtrise de science politique suivie dans le cadre d’un échange Erasmus à l’université Granada en Espagne, j’ai continué mon cursus à l’IHEAL par un DEA Etudes des Sociétés Latino-Américaines, complété par un DESS Echange Europe-Amérique Latine en 1996. Quelques années plus tard, j’ai complété mon cursus par un master en Français Langue Etrangère à l’université de Grenoble. voir portrait complet sur site de Paris 3

Mélanie POULAIN s’est spécialisée en économie du développement après une formation préalable en LEA. Après son M2 à l’IHEAL et un stage en communication chez Artisans du Monde (en Bolivie), elle choisit de s’orienter davantage sur les questions agricoles et effectue un second master à l’IEDES (Paris 1). Elle se balade un temps en Amérique latine, où elle travaille à AVSF (Agriculteurs et vétérinaires sans frontières) en Equateur, puis à CARE au Pérou, où on la charge de monter entièrement le service « commerce équitable ». Rentrée en France, elle entre à ATTAC, où elle est recrutée pour son profil de militante engagée en plus de ses capacités techniques, en tant que chargée de communication.
« Mon conseil aux étudiants et jeunes diplômés : croire en ses rêves, ne pas s’auto-censurer, postuler aux postes qui vous intéressent même si votre profil ne correspond pas entièrement.»

 

Vous aussi vous souhaitez témoigner de votre parcours à l'institut et professionnel ?!!

Contactez nous par mail: iheal-avenirpro@univ-paris3.fr

ou par téléphone : 01 44 39 86 99 / 01 44 39 86 93

Vos interlocuteurs : Rebeca Ornelas et Elsa Barreda