Institut des Hautes Etudes de l'Amérique latine
Centre de recherche et de documentation sur les Amériques

Retratos IHEAL - Manuel Suzarte

Manuel a rejoint l’équipe administrative de l’IHEAL il y a deux semaines. Il s’occupe de toutes les questions relatives aux professeurs invités de l’Institut, depuis l’appel à candidature jusqu’à leur séjour en France. Il est le lien entre l’Institut et les professeurs qui assure la concrétisation des projets entrepris avec les universités partenaires.

En parallèle, Manuel a commencé tout récemment une thèse en histoire, sous la direction d’Olivier Compagnon, directeur de l’IHEAL-Creda et historien chercheur. Cette discipline le suit depuis ses premiers pas à l’université : il s’engage tout d’abord dans une licence d’histoire à l’Université Adolfo Ibáñez à Santiago du Chili, période durant laquelle il enseigne comme prof remplaçant à l’Alliance Française. A cette époque, Manuel s’adonne plus particulièrement à l’étude des Etats-Unis des années 60. Suite à cette licence, il commence à enseigner dans l’Université qui l’a vu grandir. Pendant près de deux ans, il donne des cours aux étudiants étrangers sur la période historique étasunienne des années 60.

En 2014, Manuel quitte le Chili pour la France, direction l’IHEAL pour un master recherche. « La culture française m’a accompagné depuis mon plus jeune âge, de par ma scolarisation à l’école française par exemple, j’étais donc curieux de découvrir enfin ce pays dont j’avais entendu parler incessamment mais où je n’avais encore jamais vécu ». Manuel s’épanouit mais il a du mal à retrouver cette chaleur humaine du Chili qui lui manque tant… « C’est à l’Institut que j’ai retrouvé cette chaleur, on était comme une famille et ça m’a vraiment permis de tenir ». Il réalise son mémoire de fin d’étude sur « Le Chili des années 60 et les relations avec les USA ». En France, Manuel redécouvre aussi le Chili, une autre vision du pays s’offre à lui et en même temps il y a la nostalgie… « Si quelqu’un m’avait demandé deux ans auparavant sur quoi j’aurais aimé faire ma thèse, j’aurais répondu : pas l’Amérique Latine ! Mais la vie réserve des surprises… Devant le dynamisme et les sujets de recherches passionnants que j’ai vu en France et à l’Institut, l’intérêt de travailler sur le pays qui m’a vu naître s’est alors fait ressentir ». Manuel évoque aussi «la nécessité d’un aspect personnel » dans les recherches qu’il voulait entreprendre. Il dit alors : « j’ai choisi de faire ma thèse sur la jeunesse de gauche chilienne engagée des années 60 et ses relations avec la jeunesse contestataire globale, parce que c’est mon héritage historique, c’est l’héritage de mon histoire familiale, l’histoire de mes parents ». Commence alors un travail d’introspection…

 

 

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Publié en décembre 2016