Institut des Hautes Etudes de l'Amérique latine
Centre de recherche et de documentation sur les Amériques

GDR International Eaux, Villes et Territoires

GROUPEMENT DE RECHERCHE INTERNATIONAL DU CNRS
GOUVERNANCE DE L’EAU DANS LES AMÉRIQUES – GDRI EAU

Créé par le CNRS – Institut des Sciences Humaines et Sociales (INSHS) en 2008, ce groupement a été renouvelé pour développer et consolider ses  activités, ses thématiques et sa géographie.

Ce projet de GDRI associe trois laboratoires français

    le Centre de recherche et de documentation sur les Amériques  - CREDA, CNRS ;
    le Pôle de recherche pour l’organisation et la diffusion de l’information géographique - PRODIG umr 8586 ;
    le Centre d’enseignement et de recherche Eau Ville Environnement - CEREVE de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées

et avec trois universités des Amériques

    Centro de Estudios Transdisciplinarios del Agua - Universidad de Buenos Aires (Argentine) ;
    Centro de investigaciones juridicas- Universidad Diego Portales (Chili) ;
    Udall Center for Studies in Public Policy - University of Arizona (États Unis)

Le GDRI-WATCITER est piloté à partir du CREDA / IHEAL - CNRS par Graciela Schneier.


LE PROJET SCIENTIFIQUE

L’objectif du GDRI est le développement des recherches internationales comparatives, dans une perspective interdisciplinaire et, sur une aire géoculturelle donnée : les Amériques. Il a comme mission,  de favoriser ant les échanges et l’es analyses critiques entre les différentes approaches. Cette analyse des notions, des concepts et des idées sur la gouvernance de l’eau. constitue la base nécessaire pour la construction des connaissances internationales partagées.

Les approches de la gouvernance
Les années 90 ont vu l’émergence d’un nouveau paradigme pour l’analyse et la gestion de l’eau dans le monde.e. L’Amérique Latine a été la terre d’élection pour son application : le Chili, l’Argentine, le Mexique, la Bolivie et de nombreux autres pays  l’ont adopté progressivement  et l’ont adapté en fonction de leurs réalités locales et régionales.
Ce paradigme que nous appellerons « international » en raison d’une part de ses origines dans les institutions financières (Banque Mondiale) et son expansion globale avait au départ comme objectif d’aboutir à l’efficience économique et à la durabilité environnementale. Ces piliers sont la privatisation, la décentralisation et la participation.  Dans cette perspective, l’eau est considérée comme un bien économique rare dont la protection et utilisation devrait être mieux assurée par des mécanismes de marché et une amélioration des pratiques de gouvernance.

Pendant les années 2000, les organismes internationaux  ont construit un nouveau discours sure:  “la bonne gouvernance de l’eau”. Conçue comme « la capacité d’un pays à organiser de manière durable le développement de ses ressources en eau »   la gouvernance est de fait une notion polysémique.

Un changement dans de paradigm ldes recherches sur l’eau
CD’une part, le paradigme international des années 90, connaît aujourd’hui une très forte évolution en s’éloignant d’une approche purement techniquecienne (le réseau par exemple) vers un cadre d’analyse prenant en compte les dimensions socio-économiques et environnementales. La gestion intégrée de l’eau  – c’est-à- dire la prise en considération de l’eau dans la totalité du cycle -, de la ressource au rejet dans la nature - promue par spécialistes des sciences physiques et naturelles (météorologues, hydrologues et gestionnaires) est un exemple de ces nouvelles approches.

Porté par le développement durable, cun nouveau modèle d’analyse propose une approche intégrée du cycle de l’eau qui s’inscrit dans la problématique de l’environnement. Cette approche intégrée implique des pratiques nouvelles de préservation de la ressource, distribution équitable et consommation raisonnée, gestion active  de la pollution et des eaux usées et l’intégration des stakeholders dans le processus de gestion de l’eau. (Maksimovic, Tejada-Guibert, 2001). Les principes d’épuisement et de vulnérabilité de l’eau, de pollution et de qualité sont désormais pensés dans son ensemble (Lelon et Deutsch 1995, Laganier 2005). Mais aussi des concepts nouveaux – les services écosytémiques – sont explorés pour rendre compte de ces nouvelles approches. (Baro et al, 2008)
 
La quantité et la qualité d’eau non contaminée disponible pour l’alimentation, la boisson, la vie quotidienne est aujourd’hui un de plus grands défis contemporains. La discussion sur la pertinence de critères globales pour préserver la qualité de l’eau est mise en perspective avec la perception de la population et en général « l’opinion publique » .
 

UNE NOUVELLE PHASE DU PROJET  2012-2015

Le projet se propose de poursuivre l’étude des usages sociaux de l'eau, la gestion publique et privée de ces usages, et enfin les conséquences sociales et territoriales de ces usages, par principe très différenciés d'un lieu ou d'un groupe social à un autre.

Par rapport aux quatreà les 4 premières années, le projet renforce l’approche de l'eau sous un angle environnemental – l'eau comme une ressource naturelle, et la gestion de cette ressource – fait partie des objectifs prioritaires de ce renouvellement. S’appuyant sur un socle Sciences Humaines et Sociales travaillé pendant ces 4 années, le renforcement de l’approche environnementale, en associant davantage de chercheurs des sciences physiques et naturelles et de l’ingénierie dans une perspectivepermettra une approche plus interdisciplinaire.

Le projet de renouvellement reprend le schéma d’organisation du travail auquel nous sommes aboutis pendant ces 4 années dans une nouvelle perspective  plus synthétique et interdisciplinaire. Les thematiques considérées sont: i) Vulnérabilités et risques; ii) Institutions et pratiques; iii) Changement de paradigm y iv) Qualité(s) de l’eau
 

TRAVAUX RÉALISÉS

La base bibliographique établie par le GDRI devrait contribuer à un meilleur partage des connaissances sur l’eau dans la région. Nos travaux montrent comment l’Amérique latine a en effet connu dès les années 90 un bouleversement de ses modèles de gestion de l’eau (privatisations) ; à quel point les États-Unis sont aujourd’hui confrontés aux enjeux d’une gestion fragmentée de l’eau et aux enjeux multi-scalaires (locaux, régionaux, fédéraux) et à quel point le modèle français est mis à l’épreuve des changements induits par l’européanisation.

Consulter la bibliographie des travaux réalisés.

 


ANNEXES

•L’equipe (document)
•Travaux realiséeBibliographie (document)

 

EVENEMENTS